La transparence pour le port

Dans une précédente Lanterne, nous évoquions déjà le dossier d’aménagement du port de La Cotinière. Des griefs exprimés dans un journal local nous avaient alertés. Nous formulions le souhait que l’ensemble des acteurs portuaires soient associés. Le 1er janvier 2019, le conseil départemental de la Charente Maritime reprendra le port en gestion directe (régie).

Lors de la réunion publique du 12 novembre, consacrée à ce sujet, en présence de nos deux conseillers départementaux, au moment de la séance de questions, un administré a émis des doutes sur le respect des normes sanitaires de la future criée. Les vifs échanges qui s’en sont suivis ne nous ont pas permis de comprendre de quoi il s’agissait.Cet administré ayant été prié de se taire, l’assemblée présente a été privée de plus amples informations. La transparence étant le meilleur rempart aux soupçons, notre liste Ensemble pour Saint-Pierre d’Oléron a adressé une lettre à Mme Dominique Rabelle, présidente du conseil portuaire, dans laquelle nous la prions de nous donner connaissance des différents courriers échangés avec la Direction départementale de la protection des populations. Toutes ces informations nous permettront de nous faire une plus juste opinion sur ce point.

Pour compléter, nous avons souhaité connaître le montant du financement apporté par la région, sur les 62 000 000 € envisagés. Hélas aucune réponse n’a pu nous être faite, dommage… L’affaire semblait pourtant bien engagée, il y a 2 ans, lors de la séance du conseil municipal consacrée à la présentation du projet.

Extrait du conseil municipal du 6 septembre 2016 :  Alain Rousset n’a pas voulu adhérer au syndicat mixte […] mais il a très clairement dit […] : « ne me posez pas la question de mon engagement aujourd’hui […] posez la moi dans 2 ans et là je montrerai le volontarisme de la région ». Sachons peut-être le lui rappeler…

2018 se termine. Il y a cent ans, nos aînés découvraient tout juste les joies de la paix retrouvée. Cependant, la paix avait le goût des larmes pour beaucoup : les morts ; les blessés ; les veuves et orphelins ; un pays dévasté. Aujourd’hui, ce sont les inégalités croissantes qui plongent de plus en plus de nos concitoyens dans le malheur. Nous formulons le souhait que 2019 soit l’année du retour d’une plus grande justice sociale pour que la paix profite à tous.

Bonne année et joyeuses fêtes de fin d’année à tous ! 

Changement au conseil municipal

Par une lettre du 29 Juillet, notre tête de liste Patrick Moquay a décidé de démissionner du conseil municipal de Saint-Pierre D’Oléron et du conseil communautaire de l’île d’Oléron. Il avait été amené en septembre 2014  à accepter un poste d’enseignant à l’école nationale supérieure  de paysage de Versailles.  Ces activités professionnelles le tiennent la plupart du temps éloigné de l’île d’Oléron, ce qui  a fini par rendre délicat l’exercice de son mandat d’élu.

Extrait de sa lettre : « Ayant pris des responsabilités au sein de mon établissement d’affectation, et y ayant impulsé des projets qui me tiennent également à cœur, mais tendent à m’accaparer de manière croissante, je considère qu’il ne me sera plus possible d’assumer correctement en parallèle mes fonctions d’élu local. »

Les élus et l’association Ensemble pour Saint-Pierre d’Oléron lui souhaitent un plein épanouissement dans ses activités professionnelles.Cette démission est l’occasion pour nous d’accueillir  Dominique Luneau au sein des élus de notre liste.  Patron du canot de la Société nationale de sauvetage en mer, il n’est pas un inconnu de la vie politique locale puisqu’il n’est autre que l’ancien adjoint au port de La Cotinière sous la précédente  mandature. Nous lui souhaitons bienvenue au sein du conseil municipal. A l’approche du démarrage du gros chantier de l’extension du port, nous nous félicitons de compter dans nos rangs une personnalité de terrain dont l’expérience et l’opinion compteront. En tout état de cause, les élus d’Ensemble pour Saint-Pierre restent mobilisés et engagés auprès de leurs électeurs et des administrés en général et ce jusqu’aux prochaines élections municipales.

La lanterne n° 140

En mars dernier, le conseil municipal a voté le budget de la commune. C’est l’acte majeur de la vie de notre collectivité. Comme les années précédentes, ce budget est marqué par la baisse continue des dotations versées par l’état. Qui plus est, la baisse de ces dotations sera en définitive plus forte que ce qui était prévu dans le budget voté.

Dans ce contexte, certains des choix municipaux nous paraissent hasardeux et injustifiés. La construction d’une nouvelle salle sportive, dont le coût a quasiment doublé en un an, passant de 240 000 à 426 000 €, sans compter tous les coûts de fonctionnement qui en résulteront, nous paraît inopportune. De même, nous avons à nouveau exprimé nos réserves quant au coût du réaménagement de la place Gambetta, 2 400 000 €. Pour ces raisons, nous n’avons pas voté ce budget.

La baisse des dotations versées par l’Etat renvoie à un débat national. Nous nous alarmons de cette contrainte toujours plus forte imposée sur les collectivités. L’Etat devrait garantir aux collectivités à la fois un niveau de soutien suffisant et une forme de péréquation nationale. Du fait de ces baisses de dotations, les collectivités sont contraintes à des réductions de dépenses qui finiront par se traduire par une diminution des services à la population.

Déjà, notre commune a fait le choix de ne pas remplacer les départs à la retraite. Jusqu’où faudra-t-il aller ? Quels services faudra-t-il sacrifier à cette injonction étatique ? La commune de Saint-Pierre avait pour tradition d’utiliser ses possibilités de recrutement pour aider ponctuellement les personnes en difficultés (veuvage, handicap…). Qu’en sera-t-il demain ?

Par ailleurs, le souci d’économie se traduit par le choix de prestataires plus concurrentiels, entreprises de plus grosses tailles choisies en dehors de notre territoire. Ainsi, la baisse des dotations est répercutée sur le tissu économique local : les commandes aux entreprises locales diminuent, et certains marchés leur échappent totalement. C’est toute l’économie locale qui en souffre d’ores et déjà et qui risque d’en pâtir plus encore à l’avenir.